Mardi 25 mai 2010 2 25 /05 /Mai /2010 22:06

 

 

     Je vous dirais bien en guise de présentation comment je m'appelle, mais ce détail m'a échappé. Cela fait bien trop longtemps que l'on ne m'appelle plus par mon prénom. Pour ce qui est de mon âge, le calcul sera difficile, les années ne veulent pas de moi. Et puis de toute façon, personne ne me le demande, mon âge. J'ai habité un peu partout et nulle part à la fois. Je n'ai pas choisi. Je dors à la belle Etoile. Eh bien c'est beau, me direz-vous. Oui, Elle est belle, Elle brille, vous abrite sous Sa lumière. Vous vous sentez bien, en sécurité. Elle brille, oui. mais la nuit, seulement la nuit. Quand le soleil se lève, c'est l'Enfer qui lui apporte son petit déjeûner. Lui en a un. Combien de fois mes yeux n'ont voulu se détacher du ciel, dans l'infime espoir de La voir réapparaître avant l'heure, et que je puisse courir m'y abriter. Je me suis bien trop souvent aveuglé. Vainement. C'était alors une journée qui commençait. Une nouvelle journée ? Oh non, elle ne méritera jamais cet adjectif. Elle était bien trop cruellement identique aux précédentes. Comme une interminable valse dont on connait les pas par coeur mais qui vous donne un atroce mal de jambe, et la tête qui ne cesse de tourner, avant même d'avoir posé le pied sur la piste. Et pourtant. La musique recommence. Inlassablement.

 

 

      On croise d'autres regards, desquels on se détache assez rapidement. Une main se tend, et le reste. Toujours la même, l'unique. Parfois, on ose demander. Juste un peu. Et pas fort. Les plus attentionnés répondent, les autres passent. Mais au regard de tous, on apparaît en noir et blanc. Certains jours, la faim s'estompe un peu. Mais ce n'est qu'un début, on le sait. Alors on sert les dents. Et on vit. On survit. En attendant un miracle. Ou son Etoile. C'est Elle qui me donnait la force de vivre une journée, une valse de plus. Savoir que j'allais La revoir. Que la musique allait bientôt cesser. Que même si le froid glacial, la pluie, la neige ou le vent s'alliaient pour me voir céder, Elle serait là. Elle brillerait au-dessus de tout. Certes bien trop loin de moi. Mais Elle brillerait.

 

 

     Et puis un soir, à bout de vie, j'ai décidé de prolonger cette nuit, de ne plus jamais avoir à assister au lever du soleil, pouvoir retarder la valse, encore, et encore. Voir mon Etoile de plus près, c'est tout ce que je désirais. Et ne plus jamais la quitter.

 

 

      C'est à présent chose faite.

 

 

      De là où je suis, je vous observe, lisant mes maux, comprenant tout ou une partie de mon histoire. Mais ne me plaignez pas. Non, parce qu'à présent je suis heureux. Je veille. Avec Elle.

 

 

      Maitenant que je vous ai maladroitement confié ma vie, faites-moi une promesse. Une seule. La prochaine fois que vous rencontrerez un homme comme moi, un chasseur d'Etoile, approchez-vous de lui, faites-lui lever les yeux au ciel, et dites-lui que la Sienne arrive. Il comprendra. De là-haut tout le monde comprend.

 

 

      Je vous aurais bien dit en guise de conclusion comment je m'appelais ...

 

 

lpp2Il y a deux ans, déjà.

Par FannyDeMonPrénom - Publié dans : Le ballet des syllabes. Par petits fragments..
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 16:59

 

 

* Terminer un texte sur le mot par lequel on l’a commencé est absurde.

Oui, parce que par définition, la fin se doit d’être le strict opposé du début, sinon à quoi bon se creuser la citrouille à interpréter une série d’évènements, aussi passionnants et significatifs soient-ils, entre ces deux pôles ? Nous sommes d’accord.

Et pourtant. Si le début arrive avant la fin, et que la fin prend la relève du début, il y a bien une raison. Parce que le début sans la fin manque autant de sens que son inverse, proportionnellement égal. Et réciproque.

Pour faire simple : vous avez devant vous Le début et La fin. Jusque là, ça va. Le début, par lequel tout arrive, à savoir les choses bien comme les embrouilles les plus colossales. La fin, elle ponctue tout cela. C’est sur elle que l’on déploie notre énergie à faire en sorte que les choses bien le restent, et que les emmerdements trouvent le plus rapidement possible leurs solutions.

Maintenant, si vous voulez bien me suivre, allons décortiquer un peu la crevette (oui, je n’ai trouvé que cette métaphore culinaire particulièrement classe, alors comme ils disent : « merci de votre compréhension », et « si les symptômes persistent, demandez conseil à votre vétérinaire »). Arrivent donc simultanément la fin du début, et le début de la fin. C’est ? La même chose, selon vous ? Objection, votre honneur.

La fin du début est le dénouement de la présentation. Le début de la fin lui, est plutôt l’incipit de la situation finale. Le plus délicat, c’est qu’entre temps aura coulé toute l’eau qui donne un intérêt au pont qui surplombe cette dernière. Le pont tenant lieu de symbole aux péripéties. Mais bon sang c’est bien sûr.

 

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[ Un test réalisé sous contrôle scientifique a démontré par F4 + 12 que 83,6 % des personnes lisant ce texte ont déjà : ouvert de grands yeux ébahis leur offrant du sex-appeal pour les cinq décennies à venir, OU se sont grattés la tête dans un geste dont la délicatesse n’est pas sans rappeler, dans un lyrisme flamboyant, nos ancêtres velus et bananophiles, OU ont engagé un dialogue intérieur afin de savoir s’ils étaient les seuls dans cette baraque à ne pas piger deux mots de suite à ce texte d’une banalité à faire rougir un albinos, OU les quatre en même temps (ce qui ne laisse alors aucun doute quant à leur taux d’œstrogènes dominant… parce que pour être capable de faire quatre choses à la fois… bref.) Le tout situé avec une précision approximativement déterminée aux alentours exacts du terme « pôles ». C’est si compliqué que ça ? A la quatrième ligne, donc. Il est également souligné dans le rapport que plus de 97 % de ces mêmes personnes viennent d’effectuer un rapide aller-retour oculaire vers le début du texte pour s’assurer que le mot « pôles » avait bien sa place entre la troisième et la cinquième ligne. Enfin, pour répondre à la question qui pointe le bout de son nez chez environ 78,2 % d’entre vous : non, ce test n’est d’aucune utilité. Mais c’est petit, tout petit de juger là-dessus. Parce qu’il m’aurait suffit de vous sortir en début de paragraphe un mot réunissant plus de « y », de « x » et de « gie » que n’en comptent les cases du scrabble pour vous mettre dans ma poche en moins de deux. Ou trois. Alors, un peu d’ouverture d’esprit, que diable. ]

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Ce test est supervisé par Mac Lesggy, qui, comme chacun le sait, est le concurrent direct de Jean-Pierre Coffe : mais qui de ces deux loupiauds décrochera la palme de verre de la paire de lunettes la plus loufoque ? (pouvoir utiliser cet adjectif sans devoir faire appel à la fondation de Brigitte Bardot est une belle avancée de la démocratie française). Votre opinion sur la question sera la bienvenue dès que vous rencontrerez, à la fin de cet article (si j’en viens à bout avant demain), les photos de nos deux candidats. Il n’y a rien à gagner, mais rien à perdre non plus. Donc, dans le doute… Marrez-vous cinq minutes.

Bien. Je vous mets au défi de vous souvenir de ce que je vous racontais avant cette parenthèse scientifique d’un intérêt majeur de laquelle je sais que vous ressortez humainement grandis. Alors ? Je n’en n’ai pas non plus la moindre idée. Nous voilà bien.

« Le pont tenant lieu de symboles aux péripéties. Mais bon sang, c’est bien sûr. »

Oui, voilà ! La fin du début, et le début de la fin sont donc deux éléments bien différents. Toujours pas convaincus ? Prenons un exemple simple. La fin du début d’une vie peut être symbolisée par le passage à l’adolescence, qui marque un virage important, plus ou moins délicat à négocier. Le début de la fin tient plus de la « pente finale » que l’on amorce en tutoyant nos vieux jours. Et entre les deux, me direz-vous ? Eh bien entre les deux, nous retrouvons ce pont, avec cette eau qui vient lui chatouiller les mollets en lui donnant un sens, une raison d’être pont (et Dieu sait que Dolto s’est penchée sur ce fameux pont qui réside en chaque bambin que nous étions. Son fils en est d’ailleurs devenu chanteur, à force d’entendre sa mère, au cours de ses études, lui demander, juché sur son viaduc : « Mais qu’est-ce que t’as Doudou dis donc ? »).

 

Ces litres d’eau représentent donc ces années passées à construire ce que nos souvenirs réaniment plus tard à la vue de photos jaunies tenues par des mains tremblantes. Quand le début de la fin débarque, nous devenons la voix-off qui, agrippant ces clichés comme la dernière branche de l’arbre de la nostalgie, transmet le documentaire de toute une histoires à des petites têtes blondes, qui verront bientôt la fin de leur début s’asseoir au bord de leur lit, sur lequel se tenait il n’y a pas si longtemps que ça Maman et son livre d’histoires.

Alors vous voyez bien qu’entre le début et la fin, il y a tout un monde.

Qu’entre la fin du début et le début de la fin, il y a tout ce que l’on capture sauvagement sur la pellicule de notre vie.

Et puis vous verrez bien aussi qu’à l’instar de ce papier glacé qui nous brûle les entrailles, les petites têtes blondes riront jaune quand le début de votre fin en sera au milieu, écoulant les ultimes grains du sablier. Mais vous saurez les rassurant, leur promettant que sur ces photos qu’ils placeront en évidence sur la cheminée, vous serez toujours là pour veillez sur eux, derrière cette vitre accentuant l’ocre du temps qui passe, qui leur fera connaître, à leur tour, cette fin du début, et le début de cette fin qui fait qu’un beau matin, un cygne chante, et tout s’envole. L’ocre devient argent, le sable se fait marbre, et tout s’achève, d’un battement d’ailes.

 

Mais qu’importe, maintenant que l’on sait que la faim du début est la plus belle des clés pour se frayer un chemin vers toutes les autres portes, c’est le sourire aux lèvres, les photos dans le cœur et l’étincelle dans le regard que nous avançons pour rencontrer le cygne qui posera sur nous le point final. Parce qu’il en est ainsi, qu’un beau jour tout doit faner, pour refleurir ailleurs. Recommencer plus loin. Mais avant, terminer. *

 

Terminer un texte sur le mot par lequel on l’a commencé est absurde.

 

 

3916

 

 

                 coffe 1225

     ---> Revoilà, comme promis, nos deux héros du verre français.

                  Ils nous vendent du rêve, y'a pas à dire.

                     Admirez, c'est cadeau.

Par FannyDeMonPrénom
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Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /Mai /2010 16:35

encre-imprimante-encre-expressions-encrier   

Dans la lignée du Pantin de Crystal, voici un petit texte qui m'est venu, comme à chaque fois, d'un endroit caché entre le nulle part et le très loin. Sachant qu'il sera, chez moi, toujours le bienvenu, il est venu se coucher là où il se sent le mieux. Sur le papier.

 

Alors je l'ai bordé, ai remonté la couette sur ses épaules pour ne pas qu'il ait froid.
Et maintenant qu'il dort à poings fermés, je vous le livre (le texte... Qui n'est pas encore dans un livre, ce qui ne m'empêche pas de vous le faire lire, après avoir contextualiser cette histoire de mots, qui ressemble plutôt à une histoire de fous alliés. Ou reliés, s'ils agissent dans un livre. Hein ?).

 

Mais surtout, restez discrets, il serait dommage de le retirer des bras de Morphée, pour un point qui fait trop de bruit.

 

Et puis, c'est bien connu, les mots ont le sommeil léger...

 

 

 

 

*

 

  

 

Tout commence par un essai, des ratures, des froissements,

 

Pourra-t-on nommer ces images qui peuplent nos esprits ?

 

Une tentative, déplacer une virgule, dans la naïveté du mouvement,

 

Trouvera-t-on ces mots qui sauront leur donner vie ?

 

 

 

  

 

C’est l’histoire d’une phrase, c’est l’histoire d’une vie

 

La danse des virgules qui vient alléger les mots

 

C’est le lien d’une plume et d’une main qui se sourient

 

Le ballet des syllabes qui vient soulager les maux.

 

 

 

  

 

Les doigts courent, la main tremble, parfois

 

Le papier devient le miroir d’une syntaxe fantasmée

 

On se relit, traquant la faille, cent fois

 

L’éclosion de l’imagination dans l’étroitesse de la réalité

 

 

 

  

 

C’est l’histoire d’une image, c’est l’histoire d’un récit

 

Le temps devient fragile, emprunt de suppression

 

C’est la rencontre d’une feuille et d’une plume bleuie

 

Le temps est à la pose, des points de suspension…

 

 

 

  

 

Mais tout cela, n’est que le commencement

 

Le point final d’un prochain alinéa

 

On ne peut pas tout arrêter, en un instant

 

Parce que finalement, écrire, on ne sait faire que ça.

 

 

 

 

ecrire sans raisons jpg

 

  

Au final, ces quelques mots s'adressent à tous ceux qui écrivent, et qui, comme quoi, se demandent parfois ce qu'ils feraient s'il ne leur était plus possible d'allonger la vie sur une feuille blanche.

Et parce que je crois de plus en plus, avec le temps, que pouvoir mettre des mots sur la vie est à la fois la plus difficile et la plus belle des chances qui soit donnée à l'homme.

Par FannyDeMonPrénom - Publié dans : Le ballet des syllabes. Par petits fragments..
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Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /Avr /2010 15:39

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Quand on va pour écrire un article sur son blog, on se demande généralement au moins une fois si son contenu vaudra quelque chose. Oui, je sais, même si la réponse est négative, c'est pas ça qui changera la face du monde. Mais quand on est un humble citoyen de la Rrrrépublique Frrrançaise, on se pose des questions proportionnelles à sa dose d'influence internationale (à cet instant proche du QI d'une grenouille d'eau douce).

 

Par contre, quand on revient d'un moment comme il m'a été donné de vivre pas plus tard qu'hier soir, on ne réfléchit pas 150 ans avant de l'immortaliser sur son ramassis virtuel de petite existence palpitante de petite citoyenne.

 

  

Au départ, quand on vous dit : " 17 000 personnes attendues ", vous avez un peu de mal à imaginer tout ce joli monde prochainement réuni dans une même salle.
Et puis, quand vous arrivez devant la salle quatre heures et demi avant le début du concert et que vous voyez tous ces jolis zig-zag de barrières déjà particulièrement denses, ça commence à cogiter, un petit peu.

Ensuite, quand le mouvement commence à réveiller les foules qui se doraient la pilule sous un soleil particulièrement radieux, et que leur "tassement" dans les barrières vous fait réaliser que même en vous croyant assez loin, vous restez dans la portion qui a droit aux bracelets papier réservés aux "devant de scène", la notion de proportion prend peu à peu place dans votre encéphale. Mais ce n'est encore rien, je vous assure.

 

*

 

Parce qu'en fait c'est là, au moment précis où un monsieur bien brave, sourire collé à la bobine, déchire machinalement votre ticket, que j'appelle à présent  votre " bon pour le Paradis " et qu'il faut activer le pas, parce qu'en face, ça galope, parce que ça sait qu'il y a du monde, et que même si c'est pas (encore) la 3ème guerre mondiale, les plus mordus qui sont venus là très tôt pour ça, les veulent, leurs places aux premiers rangs. Je disais donc que c'est maintenant que la chaleur du Soleil laisse place à la douce climatisation de la salle et  que vos yeux découvrent en même temps que vous la disposition des gradins qui dessinent à eux seuls l'ampleur de la fosse, que les 17 000 personnes, pas encore là, bien sûr, commencent à cogner de façon plus réaliste votre esprit. Et rien que ça, c'est impressionnant. Mais autant dire que là encore, comparé au reste, vous n'avez rien vu.

 

*

  

Les minutes, dizaines de minutes d'attente s'enchaînent, on mange, on boit, et surtout on observe. On essaie de ne rien rater de la fourmilière que nous avons sous les yeux pour, plus tard, pouvoir raconter à quel point c'était "de la folie pure et simple."

Les gradins se remplissent, à même allure que la fosse que nous avions découverte quasi déserte. Il nous faut parler de plus en plus fort pour s'entendre, sans devoir hurler, mais tout ce monde qui piaille dans son petit coin, ça fait du petit bruit. Avec le temps, les gens, tout devient énorme. On perd peu à peu la notion de grandeur, tant tout prend de l'ampleur. J'ai eu moi même des instants à penser que la salle était libre accès, stupéfaite par le monde qui s'ammassait. Le concert va bientôt commencer. La tension monte, la salle est comble. J'en prends plein les yeux.

 

*

Ca y est, la salle est plongée dans le noir. La première partie est lancée. Un bien sympathique groupe canadien, La Patère Rose, qui arrive à mettre une bien chouette ambiance dans une salle survoltée, mais, il faut bien le dire, pas du tout là pour ce groupe. J'apprendrai plus tard que la chanteuse s'appelle Fanny. Tout s'explique, forcément. Fin du préchauffage. Les lumières se rallument, des petits bonhommes en noir s'agitent sur scène pour opérer une transition de décor plus qu'efficace. Des points d'interrogations flottent dans la salle : qu'y a t-il donc sous ces trois différentes bâches qui occupent la majeur partie de la scène. Deux d'entre elles sont enlevées et éclatent par la même occasion nos questionnements : la batterie, et les claviers sont nus nous nos yeux ébahis. Oui, à ce stade-là, c'est bien connu, un petit fumigène qui part de la scène enflamme à coup sûr la salle.

La tension est à son apogée. 17 000 personnes qui en appelle une seule, tous en choeur, ça fait vraiment un drôle d'effet. C'est impressionnant, grandiose. 17 000 personnes ne scandant qu'un nom : Mika.

Ca tombe bien, il arrive.

 

*

 

Noir salle. Le deuxième. Jamais je n'ai senti une salle obscure déborder autant d'énergie que durant les trois minutes qui ont précédées le début du show.  

Je vous raconterais bien tout en détail, de son arrivée (spéctaculaire) à la mise en scène (spéctaculaire) en passant par les décors (spéctaculaires) et le talent de ses musiciens (spéctaculaires). Mais cette date était l'une des toutes premières de sa tournée française. Alors, s'il vous prend l'envie d'aller l'applaudir un de ces soirs, je ne voudrais pas avoir gâché l'une des plus belles surprises qu'un public peut recevoir en découvrant ce que l'artiste à a leur offrir, le temps d'un concert, d'un véritable spéctacle(culaire).

 

*

 

Finalement, c'était une soirée grandiose, à tous les points de vue. Mika est vraiment un grand artiste, scintillant de simplicité, au talent et à l'univers captivant.

S'il y a vraiment un artiste à voir sur scène, en plus d'écouter sa musique comme thérapie pour voir la vie pleine de couleurs (oui ça sent le vécu : sans un petit Mika quotidien, rien ne va !), c'est vraiment lui.

Sans compter qu'il nous fait passer par tous les états possibles : de l'envie de sauter partout avec lui tant sa musique et son energie sont communicatives, à celle d'arrêter le temps et de l'écouter nous faire planer au son de ses chansons les plus douces (il a d'ailleurs réussi à me faire lâcher une petite larmichette : y'a pas idée aussi, de chanter l'une de ces chansons qui vous rappellent un demi million de souvenirs rien qu'en entendant les premières mesures..)..

Ce type est tout bonnement un tourbillon de talent et de magie, qu'est-ce que je voulais que je vous dise ! On en a pas beaucoup des gens comme lui, alors quand il vient nous faire coucou, rendez-lui une petite visite.

 

 

Vous verrez, les étoiles dans les yeux sont vendues avec les billets ...

 

 

 

 

 

 

Par FannyDeMonPrénom
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Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /Avr /2010 20:38

 

Entre deux anneries, je vous propose des petites choses un poil plus .. sérieuses ? Créatives en tous cas.

   

J'écris depuis bien longtemps, et de tout : des histoires, plus ou moins longues, que l'on appelle respectivement paragraphe, nouvelle, ou roman ; des poèmes qui ressemblent à des chansons, des chansons qui ressemblent à des poèmes, et bien d'autres petites choses encore.

   

Pantin de Crystal, lui, est né un peu comme tous les autres : une image, un mot, une idée, et paf ! Ca fait des Chocapics.

 

 

************

 

 

Pantin désarticulé

Sur cette étagère trop étroite

Tu cherches un moyen de couper

Tes fils glacés

 

Pantin traumatisé

Par ces hommes aux mains de fer

Tu cherches un moyen de t’évader

Mais comment faire ?

 

Tu ne sais si ces fils lâcheront un jour

Mais tu espères, tu croises les doigts pour

Ne plus être

 

Ce pantin de Crystal

Posé là sous le regard de gens sans cœur

Qui ne voient pas que sous toutes tes belles couleurs

Se cache une terrifiante envie de liberté

Mais dites-moi, ces fils, comment les couper

A un pantin de Crystal 

 

Pantin démantibulé

A la merci de quatre bouts de bois

Tu n’accepteras jamais

Que ta vie tienne entre 5 doigts

 

Pantin désaffectionné

Tu cherches un autre coin d’étagère

Où une nouvelle main pourrait couper

Ces fils empoisonnés, cordage d’enfer

 

Tu ne sais si ces fils tiendront toujours

Mais tu espères, tu pries fort pour

Ne plus être

 

Ce pantin de Crystal

Posé là sous le regard de gens sans cœur

Qui ne sentent pas que sous ta bonne humeur

Se cache une prenante envie de t’évader

Mais dites-moi, ces fils, comment les couper

A un pantin de Crystal

 

Pantin ressuscité

Tu trouveras un jour cette main tendue

Qui saura mieux que personne comment couper

Ces derniers liens qui t’ont si longtemps retenu

 

Tu ne sais si ces fils reviendront un jour

Mais espères, et pries fort pour

Pouvoir être

 

Ce pantin de Crystal

Envolé sous les yeux de poupées en fleurs

Qui savent que pour toi a sonné l’heure

De donner rendez-vous à la liberté

Mais dites-lui, ces larmes, elles vont sécher

Et redevenir Crystal

Car pour moi, ces liens, me font ressembler

A un pantin de Crystal

 

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Par FannyDeMonPrénom - Publié dans : Le ballet des syllabes. Par petits fragments..
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